Pont-Sainte-Maxence – Le bassin d’orage en chantier

Source: Courrier Picard, Par BERTRAND VERSNAEYEN, Publié le 30/10/2013

Hommes et machines soulèvent et assemblent des palplanches de 1,8 tonne et longues de 17 m. Cette construction du bassin d’orage devrait être achevée début 2014.

Les impressionnantes palplanches de 17 m de long disparaîtront complètement dans le sol meuble, assurant l'armature du bassin d'orage.

C’est à la mi-juillet qu’ont débuté les travaux relatifs à la construction d’un bassin d’orage, situé à moins d’une encablure des bords de l’Oise, juste en face des locaux de la police municipale et des services techniques.

« D’un diamètre de 17 m, ce bassin aura une contenance de 840 m 3 ; il permettra d’alléger les pompes de relèvement des eaux évitant ainsi que les eaux usées aillent dans l’Oise lors des grosses pluies », explique Jérôme Bahu, directeur de l’équipement et de l’aménagement urbain. Le projet communal, cofinancé par l’Agence de l’Eau est évalué à 1,3 million d’euros HT.

Pour faciliter la réalisation de l’ouvrage, la réplique du phare breton situé quai Auguste-Deschamps a d’abord été déconstruite : ses austères pavés de grès brut, sa lanterne et sa plaque commémorative ont été soigneusement remisés et attendent que l’on statue sur le site qui va accueillir l’ancien édifice lors de sa reconstruction.

Ayant le champ libre, un grutier et quatre ouvriers de la société Spie Batignolles Nord ont investi le site : ils procèdent actuellement à la mise en place des impressionnantes palplanches d’acier qui « vont ceinturer le futur bassin d’orage ».

Un travail de haute voltige qui intéresse au plus haut point les passants impressionnés par la technique et le savoir faire des ouvriers dont le chef d’équipe, Serge Rhuin, n’est pas avare de précisions : « Les palplanches font 10 mm d’épaisseur, mesurent 17 m de haut, pèsent 1,8 tonne et sont larges de 62,5 cm. La grue mesure 55 m de haut et peut soulever 80 tonnes : elle soulève les palplanches et nous les mettons en place en les imbriquant par le haut les unes dans les autres. »

Elles sont ensuite en partie enfoncée dans le sol grâce aux puissantes mâchoires d’une machine appelée Vibrofonceur : ses vibrations répétitives équivalent à une pression de 9,5 tonnes et font descendre petit à petit les poutrelles d’acier dans la terre.

« Aucun obstacle »

Une étude géotechnique préalable a été effectuée : le sol est meuble, composé de sable et d’argile. « Aucun obstacle ne devrait stopper l’enfoncement des palplanches. »

Un gigantesque jeu de construction d’un peu plus de 80 pièces qui, lorsqu’elles seront toutes correctement imbriquées les unes dans les autres seront entièrement enfoncées dans le sol. Un couronnement en béton complétera l’ouvrage, puis on creusera l’intérieur pour y aménager le bassin dont les parois seront recouvertes elles aussi de béton. Cette gigantesque cuve sera enfin recouverte d’une dalle qui permettra le réaménagement d’un parking d’un peu plus d’une dizaine de places. Sous réserves qu’il n’y ait pas d’intempéries, les travaux devraient être achevés pour le début de l’année prochaine.

De notre correspondant

BERTRAND VERSNAEYEN